Cela fait maintenant 1an et 3 mois que je ne bois plus une seule petite goutte d’alcool. Non pas que j’étais alcoolique ou que c’est une interdiction, c’est un choix décidé de mon plein gré et assumé ! Pourquoi ? Comment ? L’impact ? Voici le bilan d’une première année sans alcool : Joyeux Anniversaire sobriété !!!

1 an sans boire d'alcool - bilan d'une nouvelle vie

1) Pourquoi j’ai arrêté l’alcool ?

J’ai décidé d’arrêter de boire de l’alcool tout simplement parce que j’ai pris conscience que je détruisais mon organisme à petit feu. Je ne voulais donc plus faire subir à mon organisme la farandole de désagréments associés à la prise d’alcool : gueule de bois, fatigue, maux de tête, de ventre, problèmes liés au foie : acné, difficultés digestives, etc. J’ai tenu le rythme des soirées durant toutes mes années d’études (environ 5-6 ans), j’ai donc beaucoup abîmé mon foie et en ai payé les conséquences notamment au niveau de l’acné (j’en reparlerai dans les bienfaits).

En effet, je n’étais pas du genre à boire modérément un verre de vin au restaurant une fois par mois. J’étais plutôt du genre fêtarde et, tenant bien l’alcool, je buvais plusieurs verres (d’alcool fort) au cours d’une soirée ! Je vous rassure, j’aime toujours faire la fête, mais plutôt dans le sens danser, s’amuser et rire. Le tout au jus d’orange, je vous assure on y arrive !

2) Comment j’ai arrêté l’alcool ?

L’envie me trottait dans la tête depuis quelques mois. J’avais diminué ma consommation. Mais j’avais encore beaucoup de mal à me passer d’un verre de vin au restaurant, d’une bière l’été ou d’un verre de bon rhum en digestif.

Durant l’été 2016, j’ai fait un arrêt de 3 mois, mais je voyais ça comme une interdiction. En Septembre, lors d’un bivouac avec des copains (petit repas au coin du feu), je me suis donc laissée tenter. J’ai bu une bière à l’apéro, un petit verre de vin rouge au repas et un fond de Génépi en fin de soirée. Et là, patatrac, je n’avais pas envisagé qu’avec l’arrêt de l’alcool pendant 3 mois, ma limite de consommation avait considérablement diminuée. Mon foie n’a pas compris ce qui se passait et j’ai eu de grosses nausées. J’ai passé la nuit hors de la tente, par 5°C, avec les copains qui me surveillaient (si vous lisez ceci, merciiiii les copains 😇).

Le lendemain (le 27 Septembre 2016 pour être précise), la décision était prise, j’arrêtait l’alcool. Et cette fois, pour les bonnes raisons : prendre soin de moi (et ne pas être un boulet pour les autres) !

3) Les difficultés rencontrées

          • Être entourée des bonnes personnes

Qu’on ne se le cache pas, ne pas boire de l’alcool présente quelques difficultés au début. Premièrement, il faut être entourée et bien expliquer à ses proches (famille, amis) sa décision pour qu’elle soit respectée. Si vous côtoyez des gens qui ne boivent pas, la tâche sera plus facile. Sinon il va falloir penser à changer vos relations. Toute façon, au fil du temps, vous le verrez, elles changeront d’elles-mêmes. Personnellement, un mois après mon arrêt, j’ai rencontré mon copain actuel qui ne boit pas du tout car il n’aime pas le goût de l’alcool ! Nos amis, sportifs, sont également très peu portés sur ça ! Rien n’arrive pas hasard ! 😉

          • Être déterminée

Ensuite, il faut être déterminée (avec de bonnes raisons d’arrêter) car beaucoup de personnes essaieront de vous tenter et de vous dissuader : « Tu es sure que tu ne veux pas un peu de vin ?? ». N’hésitez pas à expliquer votre démarche face aux gens qui ne comprennent pas. Pour moi aussi, avant, c’était impensable de ne pas boire d’alcool et je qualifiais ceux qui ne buvaient pas de « gens pas drôles ». Haaaa la jeunesse et le manque d’ouverture d’esprit…. Comme quoi, on change, tout est possible !

          • Trouver des alternatives

Tel Indiana Jones dans la jungle, cherchez sur la carte des restos/bars les boissons sans alcool. Il y a toujours des jus ou des sirops (pas top au niveau du sucre, mais bon…). N’hésitez pas non plus à demander un modèle de cocktail alcoolisé en précisant sans alcool. En soirée chez des amis ? Ramenez votre boisson sans alcool : eaux aromatisées, jus maison. Faites découvrir aux autres de nouvelles manières de boire ! (Découvrir ma sélection de boissons saines sur Pinterest)

          • Avoir confiance en soi

L’une des plus grandes difficultés (du moins pour moi), a été de défier le regard des gens et/ou du serveur qui vous regarde avec des yeux ronds : « un thé ? A votre âge et à cette heure-ci ? » – « Oui, oui, je confirme ». L’excuse que je sortais au début ?  « Je ne bois pas car je conduis ! ». Maintenant, que nenni, je ne me justifie plus. Si j’ai envie de boire un thé à la menthe à 25 ans, quand je sors boire un verre avec des amis le soir, c’est mon plein droit et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas. 🙂

4) Les bienfaits de la vie sans alcool

Merci, Oh grand merci ! Avant, ma vie sans alcool je la voyais comme une tarte au citron sans meringue, comme un tiramisu sans mascarpone. Aujourd’hui je la vois comme une tarte tatin jonchée d’une montagne de pommes caramélisées, avec une farandole de desserts à côté. C’est magique, magnifique, sublime !

          • Zéro acné

Le premier bénéfice que j’ai remarqué (et qui m’avait motivé à arrêter) c’est la disparition de mon acné. Plus un seul bouton à l’horizon. Forcément, quand le foie fonctionne correctement, la peau, qui est l’émonctoire relais du foie, n’est plus sollicitée. Ooooh douce peau !

          • Réveils heureux

Fini les matins fatigués, avec la barre dans le front, la sensation de lourdeur au niveau du foie et de l’intestin, les nausées et l’envie irrépressible de passer la journée au lit. Bonjour les dimanches légers, sportifs et remplis de belles choses à faire. Le temps est tellement précieux !

          • Changement de rythme

En soirée, l’alcool inhibe la fatigue (et l’ennui). Aussi, quand on ne boit pas, on les ressent plus vite. Alors je m’écoute et je rentre chez moi plus tôt qu’avant, quitte à lire un livre en rentrant. Vie de mamie me direz-vous ! Mais qui a dit qu’il fallait attendre 80 ans pour respecter son corps et son rythme ?

          • Changement d’envies

Quand on ne boit plus, les envies changent. On ne voit plus trop d’intérêt à aller « boire un verre » et l’envie d’aller en soirée diminue. On s’oriente plus vers des repas entre amis ou des sorties sportives. C’est là que le changement de relations (amis, collègues) se fait. Il faut savoir tourner la page et être en accord avec ses désirs du moment.

5) Le bilan de cette 1ère année

Je ne regrette en aucun cas ma nouvelle vie. Aujourd’hui l’alcool ne me fait plus envie du tout et je n’ai pas la moindre attirance pour un verre de vin. Ne plus boire c’est décider d’affronter toutes les situations dans la sobriété : la différence des autres, la rencontre de nouvelles personnes, une soirée ennuyeuse, un repas où l’on ne connaît personne, etc. Je choisis de vivre chaque instant en pleine conscience.

De plus, j’ai énormément gagné en confiance en moi. Aujourd’hui, en soirée, je suis capable de parler à des personnes que je ne connaît pas ou danser sur la piste, sans avoir bu. J’arrive à m’amuser et me lâcher autant que je le faisais avec l’alcool. Pour vous dire, lors de mon anniversaire fin octobre, je riais, je dansais et j’étais excitée comme une puce. Une amie est alors venue me voir pendant la soirée et m’a dit « oulaaa toi tu es saoule ». Et non raté, je ne bois que de l’eau ! 

Je remercie ma famille, mon copain et mes amis pour accepter et respecter cette démarche dans laquelle je suis rentrée. Merci à ma mère, qui lors des repas de fêtes achète de l’Apibul pour moi (sorte de champomy bio).😂 Et merci à Camille du blog Mangeteslégumes qui, avec son article 100 jours de sobriété, m’a donné l’idée d’écrire aussi sur mon parcours. Merci la vie ! 🍾

N’hésitez pas à partager votre expérience ici en commentaire ou par mail si vous avez des questions. Partagez l’article autant que possible pour, peut-être, donner l’idée à d’autres personnes d’arrêter ! 😉