Donne t-on la vraie place à l’instant présent dans notre vie ? Comment limiter l’allure à laquelle défile cette dernière ? Comment l’égo nous empêche de vivre une vie heureuse ? Aurore s’est penchée sur ces questions à travers le livre percutant : « Le jour où je me suis aimé pour de vrai ». Elle nous livre ses réponses.

le jour où je me suis aimé pour de vrai

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Focus sur un bouquin : Le jour où je me suis aimé pour de vrai

J’ai lu un livre, dernièrement, intitulé « Le jour où je me suis aimé pour de vrai » de Serge Marquis. Et honnêtement, j’étais assez mitigée au départ. Puis, l’auteur a su m’entraîner dans son univers et son histoire. Sur fond de roman, il traite des questions philosophiques telles que « Quel sens donner à sa vie lorsque l’on traverse des épreuves ? Où se cache l’amour lorsque l’on fait face à l’intimidation, la bêtise, la peur de l’autre ? Et surtout, qu’est ce que l’ego, cette chose dont tout le monde semble souffrir ? ». Un petit bijou sur le fonctionnement de l’humain, son terrible besoin d’être centré sur « moi, moi, moi », la place que l’égo prend dans notre vie de tous les jours et comment réussir à le dissiper pour n’être que présence et amour. Je l’ai trouvé tout simplement PASSIONNANT et je souhaite aujourd’hui en partager quelques passages avec vous, qui vous donneront, je l’espère, envie de le découvrir et ou bien de vous y replonger, si vous le connaissez déjà.

Suite à la lecture de ce livre, j’ai mis en place certaines pratiques dans mon quotidien. En effet, chaque fois que je sens mon mental commençait à partir dans ses questionnements, je me répète mentalement : « Reviens ici, Aurore. Reviens ici. » Pour me recentrer dans le moment présent. Là, maintenant. Où tout se passe. Et toutes les pensées se dissolvent.

le jour où je me suis aimé pour de vrai
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Honnêtement, j’ai fait ça toute la semaine et je suis surprise du résultat. Je me sens mieux, moins stressée, j’ai l’impression autour de moi que les choses se déroulent plus facilement. L’impression que la vie est plus fluide.  Et je ne dis pas ça seulement pour écrire de belles phrases dans l’article. Non. C’est réellement ce que je ressens.

Mon scepticisme n’étant jamais loin, je me suis levée ce matin plus stressée que d’habitude. Car un dilemme subsiste dans ma tête : j’ai toujours peur de la frontière que je crée entre le lâcher prise (ce que je pratique depuis une semaine) et le fait de ne rien faire. Je sais que je ne fais pas rien, mais mon mental et mon ego eux sentent que je me libère et tentent par tous les moyens de se refaire une place dans ma tête. Reviens ici, Aurore. Reviens ici. Je dois fonctionner avec cette phrase constamment et revenir au moment présent. Apprécier mon café, sur ma terrasse, le jardin verdoyant qui s’offre à moi, l’odeur des fleurs qui embaument mes narines, et le vent frais qui met en mouvement cette scène magnifique. Toutes ces sensations légères auxquelles on ne prête que trop peu d’attention. Vivre c’est savoir apprécier les moindres petits plaisirs simples de la vie de tous les jours. Emplir ses poumons d’oxygène et apprécier, simplement déjà,  le fait d’être vivant.

Bonne lecture,

N’oubliez pas de Revenir ici, là où tout se passe,

Belle journée à vous.

Aurore

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Quelques extraits que j’ai aimés

« – Les hommes croient qu’ils sont le contenu de leurs idées – des mots, des images – et s’attachent à elles. Ils se disputent pour les protéger et les imposer. Ils se comportent comme s’ils essayaient d’empêcher la neige de fondre au printemps. Devenir intelligent, c’est apprendre à vivre en permanence avec le printemps dans sa tête. On appelle cela « la vigilance ». Apprendre à distinguer les pensées pleines de « moi, moi, moi » de celles qui ne le sont pas.
– On fait ça comment ?
– En les observant. On voit alors passer tous les « mon », « ma », « mien », et on les regarde. « Est-ce moi ça ? ». On voit aussi passer les jugements, les critiques, les blâmes. On se demande « En quoi cette pensée m’est elle utile?» et on la laisse fondre si on estime qu’elle ne l’est pas. La vigilance c’est un soleil dans notre tête. »

« – Comment pourrais-je expliquer à mon fils ce qu’est un gros ego ?
– Tu pourrais lui dire que l’ego, c’est la personne que l’on pense être. Et qu’il grossit au fur et à mesure que celui qu’on pense être croit toujours avec raison et s’imagine supérieur aux autres. Tu pourrais aussi lui dire que le « qui on pense être » n’a jamais rien à voir avec ce que l’on est en réalité.
– Et comment fait-on pour savoir qui on est en réalité ?
– On va en thérapie. »

« Le moi commence sans doute avec la possessivité. C’est à partir de cet instinct, de cette réaction, qu’il prend son essor, se renforce et s’établit fermement. La possession d’une maison, d’un territoire, d’un savoir ou de certaines capacités. Tout cela procède de l’activité du moi. Ce mouvement procure le sentiment d’être un individu séparé du tout. »

« – Le processus d’identification cherche constamment des représentations qui donneront à l’esprit humain l’impression d’être un individu à part. C’est relié à une vieille distorsion qui nous fait présumer qu’il faut se distinguer pour recevoir de l’attention. Se démarquer. Etre unique.
– Et quand commence cette déviation ?
– Dès la naissance. Le cerveau se trompe dès le début. Il interprète maladroitement des signaux envoyés par les parents. Il se met à croire que pour survivre, il doit être intéressant, et il imprime cette croyance sur son disque dur. Elle conditionne par la suite ses peurs, ses réactions agressives, les comportements qu’il adopte (…) Biologiquement le corps réagit comme si sa survie en dépendait, prêt à tuer pour un simple commentaire. Cela a l’air primitif, schématique, pourtant c’est exactement ainsi que nous fonctionnons. Les parents envoient des signaux positifs lorsque l’enfant fait des choses « spéciales » à leurs yeux. Et l’enfant décode à travers ce qu’il fait, ce qui le rend aimable et digne d’attention pour ses parents. Par ricochet, ceux ci se sentent valorisés d’avoir un tel enfant. L’enfant n’existe déjà plus uniquement pour ce qu’il est, mais en tant que représentation identitaire de ses géniteurs. »

«  Le plus grave problème de l’existence humaine n’est pas de mourir, mais de ne pas apprendre à vivre. »


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Aurore est ma grande sœur. Passionnée de développement personnel et de spiritualité, elle pratique assidûment le yoga, lit de nombreux livres et aime écrire des articles pour mon blog. Tout ça depuis la Martinique, où elle vit depuis 4 ans. Retrouve tous ses articles dans « Les Chroniques d’Aurore ».